Test Pro Evolution Soccer 2008 (PES)
Version testée : Européene
Test rédigé le 03 Novembre 2007 par kyzer
Fiche consultée 917 fois ce mois-ci, et 9691 fois depuis sa création
Très attendu par les fans de la série, ce premier opus véritablement next-gen est enfin entre nos mains ! Soumis plus que jamais à la pression de Fifa, Konami devait mettre les bouchées doubles afin de rester le roi. Alors, grosse claque ou grosse déception ? Un peu des deux en fait, et c'est ce que nous allons développer dans les lignes qui suivent... . Enfin un jeu de foot next-gen !Malgré ce que l'on a pu entendre avant la sortie du jeu, PES 08 sur PS3 respire la next-gen ! D'accord, Konami aurait pu faire mieux, mais force est de constater que la série a quand même fait un bond en avant, même si on est loin de la révolution tant espérée… Tout d'abord, la première chose qui saute aux yeux, et qui fait bien éviter toutes confusions entre la version PS2 et la version PS3, c'est l'animation, tout simplement magique ! Le jeu est très fouillé et les animations sont criantes de vérité, que ce soit les superbes sorties du gardien sur les ballons aériens ou les dribbles à tomber par terre, Konami a mis le paquet à ce niveau là ! En plus d'user et d'abuser des transversales, crochets, et râteaux qui font très mal, les joueurs n'hésiteront plus à se jeter sur le ballon, même en plein rond central, pour pousser du bout du pied un ballon qui semblait pourtant perdu d'avance. Les simulations de chutes, une des nouveautés de ce cru 2008, sont elles aussi criantes de vérité et tellement variées que l'on ne risque pas de voir deux fois la même chute ! Enfin, les coup-francs frappés rapidement, les retournés acrobatiques, ou encore les nouveaux dribbles viennent accroître le réalisme du rendu final, sans compter les petits détails qui font la différence, comme par exemple les joueurs qui remontent leurs chaussettes, remettent leurs protège-tibias en place, etc. Quant aux graphismes à proprement parler, ils sont assez décevants, car trop inégaux, entre les visages photo-réalistes des grands joueurs et les autres totalement bâclés, on ne sait plus trop quoi en penser… Le public, quant à lui, reste horriblement laid, et manque toujours autant de fantaisie. Au rayon nouveautés, ajoutons aussi que quelques nouveaux gestes techniques ont été intégrés, que l'on a enfin droit à une vraie pelouse, que le banc est enfin rempli (une caméra retransmet d'ailleurs son ambiance en live via une petite fenêtre qui s'ouvre avec le menu pause), et que les animations de l'arbitre et de ses assistants ont été retravaillées. De plus, lors d'un penalty, la caméra bascule dans un angle sensé être plus réaliste, mais réduit en fait considérablement la vue du tireur et du gardien. Enfin, la possibilité de faire monter trois joueurs maximum choisis au préalable est un plus non négligeable, tout comme la possibilité de composer son mur sur un coup franc adverse. . Le foot, le vrai !Passons maintenant au gros morceau, à ce qui a fait la réputation de PES, ce qui se passe dans le rectangle vert, autrement dit : le gameplay ! Et autant le dire tout de suite, ce PES privilégie nettement l'offensive et va donc (bizarrement) chasser sur les terres des anciens Fifa. Un choix qui s'avèrera peut-être payant au niveau des ventes mais qui laissera plus d'un fan sur le carreau… Notons qu'à chaque épisode, le ballon prend un peu plus d'indépendance et paraît aujourd'hui presque insaisissable lors des premières parties, pouvant rebondir sur n'importe quelle partie du corps des joueurs. Mais ce petit détail n'est rien, finalement, à côté de cette incompréhensible tendance arcade, qui fait que les attaquants ont bien souvent les contres en leur faveur, passent plusieurs joueurs sans trop de difficulté, et profitent des erreurs de placement bien trop fréquentes des défenseurs. En effet, il n'est pas rare de voir un gouffre entre deux défenseurs qui sont complètement largués si une passe en profondeur est effectuée dans le trou ou si un attaquant part dans leur dos. Les frappes sont à peu près toujours cadrées, peu importe la position du joueur au moment de la frappe, les coups francs redoutables, les crochets sur le gardien assassins, et les centres bien trop précis pour être réalistes. Les passes se font elles aussi avec une facilité déconcertante, ce qui, ajouté à tout ce que l'on vient de voir précédemment, donne des matchs parfois surréalistes et beaucoup de scores fleuves. La case entraînement (entraînement qui n'a d'ailleurs pas vraiment évolué) semble donc ne plus être une étape obligatoire pour rentrer avec les 3 points... . TeamvisionLargement mis en avant pendant la promotion du jeu, le Teamvision fait finalement plus office de gadget qu'autre chose après avoir passé plusieurs heures acharnées à chercher les failles de l'IA. Ainsi, l'IA n'est donc pas aussi exceptionnelle que cela, et peut très bien commettre plusieurs fois de suite la même erreur, surtout lorsqu'il s'agit de couper les ballons arrivant des ailes afin d'éviter les centres trop précis. Mais l'IA a tout de même réussi à nous surprendre en bien cette saison et ce, sur plusieurs points. Tout d'abord au niveau de leur palette de mouvements et de passes, ce qui saute aux yeux lors des premières parties est le jeu du Com, qui ne se contente aujourd'hui plus de pratiquer un jeu basique et efficace, mais va chercher des solutions bien plus complexes. Passes en profondeurs, dribbles, temporisation, accélération soudaine du jeu, crochets sur le gardien, lobs, balayage latéral afin de trouver une ouverture, jeu à une touche de balle… rarement une équipe gérée par la console n'aura autant régalée ! Le plus beau reste quand même lorsque cette dernière mène, puisqu'elle utilisera alors toutes les ruses pour tuer le match : « endormissement » de l'adversaire, longues et fatigantes transversales, attentes près du poteau de corners, passes entre défenseurs… Autant vous dire qu'une fois que vous y aurez goûter, vous éviterez d'être mené par la console ! . L'ambiance sonoreAu rayon des déceptions, on peut ajouter les commentaires qui, comme chaque année, ont le mérite d'en énerver plus d'un. Ce qui peut amener à nous demander pourquoi Konami, avec toutes les pubs qu'ils ont glissés dans le jeu, n'a pas racheté un nouveau tandem de commentateurs ?! Certes, Laurent Paganelli fait aujourd'hui son come-back dans un jeu de foot, mais sa voix à peine audible et son humour lassant à la longue est loin de nous faire oublier qu'on entend pratiquement les mêmes expressions chaque année ! Outre les commentaires, la musique risque aussi de diviser les joueurs. En effet, la musique de fond ne risque pas de plaire à tout le monde et très franchement, ne va pas vraiment avec le design assez classe de l'ensemble, Konami ayant choisi des couleurs sobres et de beaux effets pour soigner ses menus (comme l'effet fondu du menu « pause »). Enfin, l'ambiance sonore est toujours aussi limite, et toujours un cran en dessous de l'éternel rival Fifa. Page suivante > |
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