Test Metal Gear Solid 4 : Guns of the Patriots (MGS4)
Après plus de quatre ans d'attente, le jeu le plus convoité de Kojima Productions est enfin à porté de paddle de tous les joueurs du monde entier. Annoncé comme le premier grand jeu exclusif à la PlayStation 3, Metal Gear Solid 4 : Guns of the Patriots porte sur ses épaules de nombreuses espérances, celles des fans originels de la saga et celles les nouveaux arrivants séduits par ses bandes annonces hollywoodiennes. Derrière cet ultime épisode, nous retrouvons Hideo Kojima, créateur charismatique et controversé, réputé pour sa créativité, son perfectionnisme et son humour légendaire. Le créateur est-il une fois encore à la hauteur du mythe qu'il a lui-même bâti pendant vingt ans ? Cet ultime volet est-il le chef d'œuvre attendu ? Toutes les promesses sont elles vraiment tenues ? « War has changed »La guerre a changée. Solid Snake subit désormais les effets du vieillissement accéléré de ses cellules. C'est un vieil homme fatigué et malade, dépassé par les événements du présent, et une guerre nouvelle, où les héros n'ont plus leur place. Généralisation des nano machines, pensée collective au combat, économie de la guerre, sociétés militaires privés, machines de mort autonomes… la guerre a changée. Reste-t-il encore une raison d'être pour quelqu'un comme Solid Snake ? Mais quand l'homme au bandana apprends que Liquid Ocelot, son frère génétique tente d'organiser une insurrection en utilisant les nano machines présentes dans le corps des soldats, le vieux baroudeur décide de reprendre du service pour une ultime mission. Épaulé par ses amis de toujours, le colonel Campbell et Hal « Otacon » Emmerich, son périple le conduira aux quatre coins du globe, jusqu'au dénouement final. Il devra donc mettre hors d'état de nuire son frère et découvrir ses obscures motivations. Il en apprendra également plus sur son propre cas, sur le projet « les enfants terribles » et réglera une fois pour toute la question des « patriotes » , ces individus mystérieux qui semblent tout contrôler en coulisses. Son premier défi débute au Moyen Orient, où Liquid Ocelot a été repéré, dans une ville déchirée par la guerre où deux camps s'affrontent de manière incessante. Une cité en ruine où l'on ne compte plus les morts, les bombardements, et les assauts d'unités robotiques autonomes. C'est pourtant dans cet endroit hostile que Solid Snake devra s'infiltrer pour espérer pouvoir approcher son frère génétique et contrecarrer ses plans mégalomanes. « No Place to Hide »C'est dans ce contexte que le joueur prends pour la première fois contact avec ce Metal Gear Solid 4: Guns of the Patriots. Un endroit où il n'y a nulle part ou se cacher, où deux camps s'affrontent en guerre ouverte. Ni amis, ni ennemis, le joueur devra se frayer un chemin dans les décombres pour boucler ses objectifs de mission. Les premiers pas dans le jeu sont un peu hasardeux, à cause de nombreux changements effectués au niveau des contrôles. Puis, le générique s'enclenche, petit à petit, au fur et à mesure que l'on cherche une issue à ce bourbier.Le tout début de cet épisode, qui s'inscrit dans une mouvance très contemplative, pourra en frustrer quelques uns, mais tient plus du film interactif que du jeu même. Ces dix premières minutes ont pour but de nous faire plonger dans cette nouvelle ambiance, dans ce nouvel environnement totalement différent de ce que l'on a pu connaître précédemment dans la série. Ce n'est qu'après ces courtes séquences que le joueur prend pleinement le contrôle du jeu. Les premières impressions sont plutôt bonnes, les mouvements s'effectuent avec plus d'aisance et de souplesse, malgré le fait qu'il subsiste encore une légère rigidité, propre à la série. Le menu affiche la direction du vent, le nom du lieu, et bien sûr la barre de vie de Solid Snake, suivie de prêt par une barre de stress, équivalent du stamina dans Metal Gear Solid 3. On retrouve rapidement les mêmes menus déroulants que lors des précédents épisodes. Comme dans le troisième opus, il ne vous est possible de garder qu'un nombre limité d'armes à la fois dans le menu rapide. Peu à peu, les pions se mettent en place sur l'échiquier. Les factions ennemies prennent possession du terrain, et vos objectifs vous sont donnés. Le scénario, d'abord plutôt flou, s'éclaire au fur et à mesure de vos rencontres, de vos conversations radio avec Otacon. Un effet voulu qui plonge le joueur, petit à petit dans l'univers riche et complexe de cette fin de saga. Notre première mission consiste à retrouver le fameux Metal Gear Mk II d'Otacon. Ce petit robot vous apportera également le reste de votre équipement, de quoi partir équipé comme un chef. Comme toujours, les habitués retrouveront leurs marques, infiltration d'un point A à un point B. Cela dit, MGS4 est un jeu qui peut se faire de plusieurs manières différentes. Ainsi, on pourra choisir d'attaquer à la mitrailleuse dès le premier acte du jeu, ou rester silencieux et ne tuer aucun ennemi. Toutes les méthodes sont bonnes à expérimenter. Dans MGS4, chacun est libre de jouer comme il l'entend. C'est l'une des forces de son gameplay. Bien entendu, on retrouve les fameuses rations de combats, le système novateur de camouflage, ou encore le système d'alerte une fois repéré par un ennemis proche. L'aventure principale de ce MGS ne se déroule pas qu'au moyen orient, et vous aurez l'occasion de découvrir un lieu nouveau à chaque acte, sachant que le jeu en comporte cinq. Durant ces actes, vous serez amenés à vivre des courses poursuites, prendre en filature un homme à travers une ville, survivre dans un bâtiment assiégé par des forces spéciales, et bien plus surprenant encore… Metal Gear Solid 4 est clairement l'épisode le plus varié et le plus éclectique de la saga. « This is my final mission »Si le gameplay a gagné en accessibilité et en souplesse, le scénario lui, se veut encore plus élitiste que jamais, au point que même certains fans auront un peu de mal à prendre leurs repères au début. Aucune concession n'a été faite pour simplifier l'histoire, déjà très dense, ce qui fait que le scénario de cet opus est aux premier abords, très difficile à appréhender pour un non initié.Dés les premières heures, les personnages, les références et les notions issues des autres épisodes ressurgissent et s'imposent dans le récit, laissant les incultes sur le carreau. Metal Gear Solid 4 est une vraie suite. Continuité et unicité sont les maîtres mots. Il est donc fortement conseillé d'avoir déjà expérimenté les trois épisodes de la série, voir les deux Metal Gear, avant de se lancer dans l'aventure. D'autant que Guns of the Patriots fait le lien entre tous les épisodes de la saga avec brio, et justifie d'ailleurs pleinement le retour dans le passé effectué dans le troisième opus, révélateur d'éléments cruciaux. Le grand thème de Metal Gear Solid 4 est de nouveau celui que la série suit en général : la liberté. Peut-on tout contrôler ? Qu'est-ce qu'être libre ? Ce thème s'inscrit dans un contexte fort : un groupe d'individus nommés les patriotes contrôlent le monde dans le plus grand secret. Qui sont-ils et pourquoi font-il cela ? Snake est-il libre d'échapper à son destin ? Que veux vraiment Liquid Ocelot, le pouvoir ou la liberté pure ? Les nanomachines implantées dans le corps des soldats les rendent-ils plus forts ou plus asservis encore ? Réponse dans le jeu, même si pour certaines questions, c'est au joueur de dresser son propre verdict. En effet, qu'on se le dise, toutes les promesses de Hideo Kojima sont tenues, et toutes les questions laissées en suspens dans les autres épisodes trouvent enfin leur dénouement, et d'une bien belle manière. Ainsi, vous découvrirez entre autre la vraie nature des patriotes, pourquoi Vamp -sosie non officiel de George Michael- est immortel, ou encore ce qui est arrivé à Solid Snake… La plupart du temps, les réponses qui nous sont données sont particulièrement bien trouvées, intelligentes et surtout, extrêmement cohérentes. Il vous arrivera souvent de vous dire « bon sang, mais c'est bien sûr ! » en découvrant un nouvel élément du scénario qui portait à questionnement depuis des années, alors que les réponses étaient là, sous notre nez…. sidérant. On pourra tout de même reprocher à Hideo Kojima d'offrir un scénario parfois trop bavard, où les personnages semblent user pendant de longues minutes de langages hermétiques, car trop techniques, et qui finissement par ennuyer par leur platitude. Ainsi, si la plupart des révélations tiennent, on regrettera que certaines réponses soient parfois un peu tirées par les cheveux, un peu trop «bricolées » pour être totalement cohérentes. A de rares moments, on sent bien que ce chapitre final n'était pas prévu à la base dans les plans scénaristiques de Kojima. Dans l'ensemble, la trame se tient parfaitement et le coté «best-of » de certaines péripéties s'oublie. Fiche consultée 234 fois ce mois-ci, et 89234 fois depuis sa création |
Metal Gear Solid 4 : Guns of the Pat... J'y joue
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Exclusivité PS3
Editeur : Ubisoft
Editeur : Electronic Arts
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