Test de Pro Evolution Soccer 2012

23/09/2011 48005 78

Pro Evolution Soccer 2012 - Testé sur PS3 en version Européenne

Alors que nous avions pu voir par le passé que la série des Pro Evolution Soccer commençait petitement à regagner ses galons qui ont fait d’elle la simulation de foot ultime sur PS2, nous allons voir aujourd’hui si Konami parvient une nouvelle fois à hisser le niveau de sa licence vers le haut afin de retrouver les sommets tutoyés par le passé.

Une nouvelle ère

test Pro Evolution Soccer 2012

Première surprise de taille cette année pour la licence, la figure de proue du jeu n’est plus le très emblématique Lionel Messi qui enfile les buts comme les ballons d’or, mais une autre star de la Liga, le portugais Cristiano Ronaldo. Un choix qui pourra provoquer des réactions différentes auprès des joueurs pour peu que la star les agacent ou les émerveillent lors de ses matchs. Mais ce choix, en plus d’être simplement marketing, montre à lui seul la volonté d’entrer dans une nouvelle ère du côté des équipes de Seabass.

Cette volonté se ressent dès les premiers instants de jeu après avoir inséré le disque dans la console. Cette année, le titre se décide à nous proposer un menu animé qui permet de voir en arrière-plan des actions se dérouler avec quelques-unes des plus grandes équipes du monde. Ce menu qui reprend la disposition aperçue l’an dernier nous réserve également quelques surprises de taille. La première est le retour du mode entraînement que les adeptes de la franchise PES ont bien connu par le passé. Ici, nous retrouvons les challenges de coups francs, tirs au but ou encore de dribbles. Ceux-ci ont été quelque peu remaniés depuis l’ère PS2 et nous proposent un véritable entraînement à différentes situations du titre. Les débutants pourront donc en profiter pour apprendre les bases du jeu pensées par les équipes de Seabass.

De nouvelles recrues qui en veulent

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Seconde nouveauté de ce menu, la disparition de la "Master League" et du mode "Deviens une légende". Ceux-ci ont été regroupés dans un menu portant le nom de Football Life et qui comme son nom l’indique vous propose de découvrir plusieurs aspects du monde du football. De son côté, la Master League connait quelques nouveautés et vous propose de remplir une mission beaucoup plus diversifiée que par le passé. Vous devrez ainsi gérer une équipe de jeunes afin de dénicher de jeunes talents à moindre coût. Vous devrez également gérer le staff qui vous accompagne et planifier les entrainements afin d’aider vos joueurs à développer leurs capacités.

Ces derniers ont également l’occasion de vous faire part de leur ressenti vis-à-vis de votre politique d’entraînement ou de leurs récentes performances en club. Le tout est entrecoupé de cinématiques bien pensées qui vous permettent de visualiser votre avatar. Celui-ci peut arborer votre visage à l’aide de la fonction photo si vous êtes équipé du PlayStation Eye, ou simplement prendre un personnage fictif, ou encore un joueur réel présent dans PES. Autant dire que voir Wayne Rooney coacher Manchester United, ça laisse rêveur.

De son côté, le mode légende vous propose toujours d’incarner un joueur cirant le banc des remplaçant et de réussir à percer dans une équipe de bas étage afin de réussir à se faire approcher par un club digne d’intérêt. Une fois ce palier franchi, vous aurez peut-être la chance de vous faire repérer par votre sélectionneur national et ainsi partir défendre les couleurs de votre pays lors de matchs de qualification pour les plus grandes coupes qui peuvent exister. A ces deux modes de jeu viennent se greffer le Boss Pro disponible par le biais du PES Shop en échange d’une petite centaine de points PES obtenus après chaque fin de match, ou bien en cas de trophées obtenu lors de nos séances d’entraînement.

Celui-ci nous permet de prendre une nouvelle dimension en incarnant un président de club et de devoir gérer l’aspect financier de ce dernier. Ce mode de jeu ne nous donne donc pas la possibilité d’influencer le travailler du manager, mais vous pouvez le forcer à signer telle ou telle star afin d’assurer le marketing de votre groupe. C’est donc un véritable nouveau challenge qui s’offre à vous et autant vous le dire de suite, Konami n’a pas fait les choses à moitié pour l’occasion et vous propose de nombreux tutoriels pour éviter de dilapider votre argent par les fenêtres sans obtenir le moindre résultat.

Des choix qui ont fait leurs preuves

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Pour le reste, le jeu nous propose surtout du classique avec des matchs amicaux, la Copa Libertadores, la Ligue des Champions qui en fera rêver plus d’un au moment de diffuser son hymne qui a fait pleurer tant de supporter devant leur écran de TV. Nous retrouvons également la présence du PES Shop nous permettant de débloquer de nouveaux contenus tels que de nouvelles musiques ou nouvelles apparences pour le mode légende. Il est également possible d’obtenir des bouts de stade afin d’avoir plus de choix dans la création de notre propre stade. Mais le plus intéressant à débloquer reste le mode Super Star qui permet d’ajouter une difficulté supplémentaire au titre et de comprendre véritablement que l’I.A du jeu a fait d’énormes progrès cette année.

Une fois un match lancé, nous découvrons le nouveau menu de gestion des profils qui nous permet de régler de nombreux paramètres de gameplay. Il est ainsi possible de désactiver les tacles, dégagements ou tirs automatiques des joueurs contrôlés par l’ordinateur et d’éviter ainsi quelques situations énervantes vécues dans les opus précédents du titre. Il est également possible de régler la gestion du second joueur en automatique ou manuel. Le fait de le régler sur auto vous permettra simplement de l’inciter à faire des appels à l’aide d’une pression sur le stick droit alors qu’un réglage manuel vous en donnera totalement le contrôle et vous invitera ainsi à gérer le moindre centimètre de sa course afin de vous permettre de lancer de fausses pistes ou bien de trouver l’espace que l’IA n’aurait pas su trouver toute seule.

Une fonction très pratique sur les coups francs ou corners. Elle vous permet d’embarquer toute la défense à un endroit donné alors que vous effectuez un tout autre dosage avec votre tireur et vous pouvez ainsi replonger au premier poteau pour couper la trajectoire après avoir entrainé le gros des défenseurs au second poteau. Libre à vous de trouver les nombreuses possibilités offertes par ce système ingénieux qui s’avère difficile à prendre en main en cours de jeu mais qui est très prometteur sur les phases de jeu arrêté. Il est également possible de régler ses propres enchaînements de feintes afin d’éviter d’avoir à le refaire à chaque partie.

Que le match commence

test Pro Evolution Soccer 2012

Une fois cette étape passée, on se retrouve devant du classique avec le choix des équipes, la sélection des maillots, du stade et des paramètres de match ainsi que la gestion de notre effectif. La sélection des équipes nous propose de découvrir que Konami a réussi à faire quelques bons coups en s’assurant la totalité des licences italiennes et en s’offrant le championnat portugais. Mais celui-ci ne possède que deux, trois équipes sous licence officielle et il faudra donc s’armer de patience pour renommer tous les clubs apparaissant sous des faux noms. Mais l’effort de Konami est réel et montre sa volonté d’étoffer son panel d’équipes mis à disposition des joueurs. Lors de la composition de notre effectif, il est toujours possible de laisser la console gérer pour nous toute la formation et programmer les changements de stratégie et de joueurs en cours de match.

Il est également possible de choisir si la console tentera seule de prendre au piège du hors-jeu votre adversaire. Les débutants seront donc parfaitement épaulés et pourront facilement se laisser guider. Pour les habitués, on retrouve le système aperçu l’an passé qui nous permet de faire glisser chacun des joueurs à l’emplacement souhaité. Le jeu nous propose même de définir de nombreuses tactiques différentes qu’il sera possible de sélectionner en cours de match à l’aide d’une simple pression sur la croix directionnelle. Vous pourrez ainsi passer d’un schéma ultra offensif à une formation défensive en un simple clic selon l’évolution de score.

Une fois tous les réglages opérés, il est temps de se lancer dans le grand bain et d’entrer sur la pelouse. L’occasion pour nous de découvrir les progrès effectués par Konami sur l’aspect visuel de son titre. L’ajout de jardiniers préparant le terrain avant le match nous permet de plonger un peu plus dans l’ambiance du match. Celle-ci est également renforcée par la présence au bord du terrain de journalistes postés aux points de corner. Mais, les entraîneurs sont également de la partie au bord de la pelouse avec le fameux rectangle à ne pas dépasser sous peine de finir dans les tribunes. Lors des célébrations de but, il n’est pas rare de voir un cameraman équipé d’une grosse caméra courir le long de la ligne de touche pour filmer notre joie.

En plus de cela, les supporters sont assez bien modélisés et sont assez loin des bouillies de pixels aperçues par le passé. De nombreux agents de sécurité ou personnages lambda circulent également au bord du terrain tout au long du match et contribuent à donner un sentiment d’immersion encore plus poussé. Dans les stades anglais, il est fort appréciable de voir que les remplaçants sont bien placés en tribune et non sur des bancs comme en ligue 1 par exemple. Au niveau de la modélisation des visages, PES reste dans la tradition des précédents opus et nous offre des joueurs plutôt réussis. Il est cependant dommage de noter quelques loupés sur des joueurs de grands clubs.

Une ambiance bien présente

test Pro Evolution Soccer 2012

Les effets de lumière sont également toujours de bonne facture et la nouvelle modélisation des maillots est réussie. Certains de vos joueurs auront d’ailleurs leurs maillots rentrés ou sortis et d'autres auront même un T-Shirt à manches longues en dessous du maillot du club afin d'éviter d’attraper un vilain rhume. En plus de ces graphismes de bonne facture, le jeu a fait un effort au niveau de la gestion des collisions et des courses trop robotiques qui collait comme la peste à la franchise. Le jeu gagne ainsi en fluidité et naturel. Cela permet l’apparition de beaux duels à l’épaule, mais tout n’est pas rose et les vieux démons finissent par ressurgir assez régulièrement. Mais les fans de Pro Evolution Soccer y sont habitués depuis l’ère PS2.

La plus grosse innovation de ce volet reste sans conteste l’arrivée de la prise en compte de la notion d’avantage de la part des arbitres. Il est ainsi possible de poursuivre une action après un tacle un peu trop virulent et de pouvoir filer au but là où nous aurions été bêtement stoppés par le passé. Le jeu ajoute aussi la gestion des touches rapides qui nous permet de déstabiliser de nombreuses défenses lors de certaines remises en jeu. Outre tous ces aspects positifs, il faut tout de même noter le principal point noir de cette mouture qui est les gardiens. Alors que ceux-ci peuvent sortir des arrêts venus de l’autre bout du monde à bout portant, ils sont tout simplement incapables de réaliser un arrêt sur une frappe longue distance. Ce qui a pour conséquence de créer une situation très dangereuse si un second attaquant rôde dans la surface prêt à reprendre le ballon de volée.

Au niveau du gameplay, le jeu nous propose un vrai retour aux sources avec la fin des courses mobylettes sur les ailes où il était impossible de rattraper un joueur parti sur l’aile pour ajuster un centre au cordeau. Dorénavant, le porteur du ballon se fait très vite rattraper par son vis-à-vis et il faut donc penser à construire. Cependant, il est dommage de voir des joueurs comme Messi ou Robben se faire rattraper aussi facilement qu’un joueur lambda. De même, les centres se montrent moins précis que par le passé et il n’est pas rare de voir notre attaquant sauter dans le vide pour peu que nous n’ayons pas le bon timing vis-à-vis de la trajectoire imprimée au ballon.

En plus de ces actions réalisables par vos joueurs, le jeu fait la part belle à la prise de risque de la part de la console qui n’hésite pas un seul instant à user des faux appels, des feintes de frappes ou encore des une-deux d’une précision chirurgicale. Autant vous prévenir dès maintenant, pour gagner à PES 2012, il va falloir réviser vos classiques et réapprendre à construire au milieu du terrain et défendre sans se jeter bêtement sur votre adversaire. Pour nous aider dans cette démarche, nous apprécierons l’arrivée du dribble "à reculons" qui nous permet de rester à bonne distance du joueur tout en restant collé à lui afin de décider du moment opportun pour intervenir. Autre point fort de la franchise, la physique de balle est toujours parfaitement rendue et cela nous permet donc de délivrer de véritables passes d’orfèvres pour peu que nous ayons désactivé l’aide aux passes, réglée par défaut au premier lancement du jeu.

Pour compléter le tout, le jeu profite d’une bonne bande sonore qui nous permet de plonger un peu plus dans l’ambiance des matchs. Chaque championnat profite de nombreux chants de supporters variés qui nous donnent pleinement l’impression d’assister à une diffusion TV. Si cela ne vous suffit pas, le jeu vous invite à inclure vos propres chants de supporters afin de réaliser votre propre bande-son. Au niveau des commentateurs, nous retrouvons le même duo que les années précédentes. Celui-ci n’innove pas beaucoup, mais profite malgré tout de quelques nouvelles répliques bien pensées qui nous permettent de connaitre le passé de certains stades ou équipes. Le petit bémol provient du bruitage entendu lors de l’impact d’un tir sur le poteau de but. Mais, comme vous êtes des pros, seuls les filets trembleront évidemment.

Bilan du test de Pro Evolution Soccer 2012

18

Cette année, PES est bel est bien de retour au sommet de sa forme et propose une alternative non négligeable à FIFA. Certes le jeu propose une expérience différente de la simulation d’EA Sports, mais celle-ci est enfin maitrisée et nous permet enfin de retrouver le plaisir pad en main. Les amoureux de la première heure ne seront pas déçus.

Les plus

  • Gestion d’un second joueur
  • Boss Pro
  • Gameplay repensé
  • IA
  • League Master

Les moins

  • Gardiens
  • Manque de licences
  • Quelques animations un peu trop robotique
par Malcolm89, Rédacteur
? N T P

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Les 10 Premiers Commentaires sur 78

MaNi

MaNi
23/09/2011 à 14h44

Merci pour ce teste Malcom, il ira dans ma bibliothèque celui la

Kei

Kei
23/09/2011 à 14h52

Je vais attendre le test de fifa pour avis définitif mwa !

vincenty

vincenty
23/09/2011 à 16h09

Fidele à PES depuis très longtemps, le 2012 est pour moi !

AlucarD_63510

AlucarD_63510
23/09/2011 à 16h11

C' est vraiment pas un TROLL mais je suis clairement pas d' accord ,c e test est purement subjectif , 19 en plaisir de jeu et 18 sur l' ambiance sonore ??? faut être sérieux 2 mn y a aucune ambiance , c' est identique a PES 2011 et sur PC graphiquement je suis plus que déçu , PES 2011 est largement plus beau que PES 2012 , franchement sur PC il s' est passer un truc chez konami mais y a GROS soucis sur le rendu in game !! et je précise je ne suis pas fanboy FIFA , la demo de FIFA 12 me laisse perplexe , notamment avec le moteur de collision qui n' est pas au point selon moi et l' arbitrage a la ramasse .... dans les 2 cas je suis TRÈS déçu tant par PES que par FIFA !!! PES 2012 est a des année lumières d ' un PES 5 en TOUT point , puis alors la physique de balle de PES 2012 sérieusement le mettre dans les point fort c' est une blague, elle ne ressemble plus a rien , AUCUNE sensation , heureusement qu il porte le nom de PES 2012 ce jue parce que vu la tronche du jeu ca ressemble plus a une pale copie de FIFA 09 plutôt qu' a un PES , TOUT ce que j' aime sur PES 5 a disparu avec l' arrivée de la next gen !! c' est aussi simple que ca et PES 2012 est identique au précédent volet next gen !! je respecte le TEST de malcom et ceux qui apprécient pes 2012 mais je ce test n' est clairement pas OBJECTIF enfin c' est mon point de vue je suis presque en désaccord sur tous les point !!

Aleх

Aleх
23/09/2011 à 16h12

Han ! Faible que je suis, je vais craquer c'est sur.

C'est bizarre que tout le monde trouve les gardiens nuls de chez nuls: dans la deuxième démo, je n'ai pas eu énormément de choses affligeantes * touche du bois *. En même temps, avec les opus précédents, la moindre petite amélioration me redonne le sourire

En tout cas merci pour ce test malcolm
Il y a juste l'ambiance sonore que je trouve pas super-super: elle est classique, mais comparé à celle de Fifa 12, elle est clairement en dessous

AlucarD_63510

AlucarD_63510
23/09/2011 à 16h15

Je suis un amoureux de PES 5 et pourtant ce PES me fait gerber ....

Peace

Peace
23/09/2011 à 16h28

Citation :
« d'habitude je suis d'accord avec les tests mais là, je trouve ce test, comment dire, pourri ? »


Alors ça par contre je préviens tout le monde que ça n'a pas ça place ici, soit vous respectez le travail du testeur (ce qui n'empêche pas de donner un avis honnête sur le test lui-même) soit vous passez votre chemin.

Merci d'avance

Aleх

Aleх
23/09/2011 à 16h32

Au fait, malcolm, les transferts étaient-ils à jour?

malcolm89

malcolm89
23/09/2011 à 16h41

Non les transfert ne sont pas à jour.

malcolm89

malcolm89
23/09/2011 à 16h48

Citation :
« d'habitude je suis d'accord avec les tests mais là, je trouve ce test, comment dire, pourri? Je le trouve pas objectif du tout. Si PES prend 18 alors FIFA va avoir combien 21-22. Non sans rire, j'ai testé le jeu chez un ami journaliste et franchement il est moins fluide et moins joli que le 2011. Il y a toujours pas de Bundesliga et on a toujours l'impression que les joueurs ont des moteurs de mobylette dans le derrière.

Non, plus que deçu par ce test...
»


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Pro Evolution Soccer 2012

Etat : Disponible

Sortie :

  • Europe : 29 Septembre 2011
  • US : 2011
  • Japon : 2011

Genre : Sport/Football

Editeur : Konami

Développeur : Konami

PEGI : 3+

Multijoueurs Online : Oui

Copie de Sauvegarde : Non

Support : Physique

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