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Test de The Darkness sur PS3

Test publié le 24/07/2007 par Le_Moine - lu 14669 fois - 0 Commentaires

Les suédois de Starbreeze nous proposent une adaptation du sombre comic américain The Darkness.

Mafia Blues

La chasse au NYPD est ouverte

Le jeu débute par le réveil d'un Jackie Estacado étourdi, qui immerge à l'arrière de la voiture de deux mafiosi amis. Cependant, le jeu ne vous laisse pas le temps de comprendre ce qu'il se passe, et vous lance dans une course poursuite Hollywoodienne à travers un tunnel New-Yorkais, avec la NYPD (police de New York) à vos trousses. Nous apprendrons plus tard que Jackie est un tueur à gage travaillant pour le compte de son oncle Paulie, qui lui avait demandé de récupérer de l'argent. Le début du jeu correspond aux 21 printemps de notre héros, et comme principal cadeau, Jackie devient l'hôte du Darkness. Après cette introduction plutôt musclée, le jeu nous fait comprendre qu'il faudra donner une mort anticipée à l'oncle Paulie, Parrain de la mafia New-yorkaise de la famille Franchetti. L'oncle est plus proche du vrai salaud que du Parrain fidèle aux traditions et à la famille, qu'a véhiculé un certain Don Vito Corleone. Mais The Darkness n'est pas qu'une histoire de règlements de comptes entre mafieux, en effet, le jeu de Starbreeze possède une autre histoire : Jackie est conscient qu'une entité extérieure a pris le contrôle de son corps, et il est bien déterminé à reprendre le dessus. En effet, vos actions réalisées avec les pouvoirs du Darkness vous permettent d'avancer dans la chasse que vous menez contre Paulie.

Cette force qu'est le Darkness, confère à Jackie des pouvoirs hors du communs qui l'aideront, tout au long de l'aventure, à tenir tête à des ennemis parfois lourdement armés ou increvables.

Notre héros aura le choix entre 4 pouvoirs :

. Le pouvoir de l'ombre rampante : C'est le bras droit du monstre qui apparaît lorsque Jackie invoque le Darkness, qui rampe sur les décors pour aller tailler en pièce les ennemis ou récupérer des objets inaccessibles. C'est aussi ce bras droit qui arrache avec gourmandise le cœur de vos victimes.

. Le pouvoir du bras du Démon : cette tentacule sert à détruire ennemis, sources de lumières et objets gênants.

. Le pouvoir des pistolets du Darkness : Deux vieux revolver confectionnés par le Darkness lui-même, et qui infligent des dégâts importants à vos ennemis.

. Le pouvoir du Trou Noir : Ce trou aspire tout ce qui est à proximité, allant de l'humain à la caisse en bois, en passant par les objets créateurs de lumière.

Le Mitrailleur : le plus puissant des 4 Darklings

Bien sûr pour pouvoir profiter totalement de ces présents gracieusement offerts par le Darkness, il faut se trouver dans un coin ombragé ou créer des zones d'ombre. Ces pouvoirs se régénèrent en « aspirant » l'obscurité, la lumière leur est néfaste. Pendant toute votre aventure, vous aurez également à disposition quatre charmantes créatures, que l'on débloque au fil du jeu : les Darklings. Vous aurez le choix entre le Massacreur, le Tueur de lumière, le Kamikaze et le Mitrailleur. N'espérez pas finir le jeu sans avoir recours aux Darklings ou à vos pouvoirs, ceci est impossible et enlèverait toute l'originalité du titre de Starbreeze.

Poulpe Fiction

The Darkness a beau être l'adaptation d'un seul comic, il multiplie les références que ce soit aux jeux vidéos ou au cinéma. En effet, dès le début, avec les nombreux « fuck, motherfucker » et autres insultes dans les longs dialogues, on ne peut s'empêcher de penser aux films de Tarantino. Et ce n'est pas l'humour noir des dialogues qui changera notre première impression. Le titre de Starbreeze lorgne aussi du côté jeu vidéo, en effet la mutation du héros en monstre surpuissant nous fait penser à The Suffering et les exécutions selon l'arme et la position par rapport à l'ennemi nous rappelle immédiatement le jeu The Punisher (lui aussi tiré d'un comic américain !). The Darkness nous en apprend tellement sur le héros que l'on connaît mieux ce Jackie Estacado que certains de nos amis réels. En effet, au lieu d'attendre devant des images, ou une barre de chargement ou encore un texte de briefing, les gars de chez Starbreeze ont intégré des vidéos avec Jackie pendant le chargement entre deux lieux. On y apprend donc pas mal d'anecdotes, parfois croustillantes sur Jackie, où on le voit s'amuser avec ses flingues. Un choix appréciable et qui permet d'en dévoiler largement plus sur les opinions, intentions et la vie du héros.

Niveau gameplay, The Darkness est très facile à prendre en main, ce qui permet de renforcer l'immersion dans un jeu déjà très prenant. Les Darklings sont facile à manipuler, même si parfois ils ne vont pas à l'endroit que vous leur indiquez. La prise en main des pouvoirs est d'une simplicité à en faire pâlir un stylo bic. Mais si tout ceci est un peu gâché par la vitesse, si l'on peut parler de vitesse, de déplacement du héros. Celui-ci marche tranquillement, et lors d'un affrontement qui s'annonce mal, il est donc impossible de courir se mettre à l'abri. Et c'est bien dommage car, même si les ennemis ne font pas preuve d'une grande intelligence, ils savent viser et sont parfois bien plus armés que vous. Ajoutez à ces inégalités le fait que la difficulté est inégale, et vous serez parfois exaspéré de mourir plusieurs fois d'affilé alors qu'il n'y a que 4-5 ennemis en face de vous. Mais que les « difficultophobes » se réjouissent, il n'y a rien d'insurmontable dans le jeu de Starbreeze.

Une Nuit en Enfer

Starbreeze ne s'est pas seulement contenté de travailler sur le côté scénaristique et le gameplay, mais aussi sur les graphismes et l'ambiance de son titre. Graphiquement, le jeu est joli, propre, et sans vous en mettre plein la rétine, vous comprendrez que vous jouez sur next gen. Le niveau de détails n'a majoritairement pas été oublié. Le métro nous fait penser à celui que nous empruntons quotidiennement, par son réalisme et le souci du détail (affiches, téléphones, pièces de monnaie par terre, saleté, papiers…). Les personnages sont bien modélisés, seule leur animation faciale lors des dialogues laisse à désirer. Enfin, le jeu est quasiment exempt de bugs… quasiment, car lors de certains dialogues avec des PNJ, il arrive que la caméra se plante à l'intérieur de la tête d'un PNJ qui ne faisait que passer à côté de vous, et l'image de ce dernier saute car il souhaitait vous contourner. Le level design quant à lui est de bonne facture, même s'il est inégal suivant les niveaux. En effet, les rues de new York seront détaillées, remplies de lumières, d'accessoires et de bâtiment en tout genre alors que les niveaux se passant dans un semblant de Première Guerre Mondiale paraîtront plutôt vides.

C'est au niveau de l'ambiance que The Darkness se démarque de la concurrence. En effet, le jeu est très violent et sombre à souhait. A ce niveau là, on peut dire que The Darkness est du même acabit que F.E.A.R. Les exécutions sont d'une violence qui justifie à elles seules le classement 18+. Pas de doute, le jeu de Starbreeze n'est pas à mettre entre toutes les mains. Et dans tout ce bain de sang, apparaît un ange nommé Jenny. Il s'agit de la compagne de notre héros. Celle-ci possède une beauté qui vous scotche à l'écran, mais vous aurez à peine le temps de vous occuper d'elle qu'il faudra retourner arracher des cœurs à la chaîne. Ce ne sont pas les Darklings qui feront souffler un vent de gentillesse sur le jeu, car eux-mêmes ne jurent que par le meurtre et les actions plutôt insolites comme uriner sur le corps d'une victime ou frapper dans ce dernier. Cette atmosphère sombre, violente et immersive est présente dans les dialogues (des personnages, du Darkness et des Darklings) mais aussi dans la musique. En effet, cette dernière est vraiment d'un bon niveau, allant de la symphonie au métal, en passant par quelques morceaux plus calmes. En résumé les développeurs ont travaillé au maximum pour que leur titre prenne le joueur aux tripes et que ce dernier ne lâche pas la manette jusqu'à la fin. Enfin, The Darkness profite d'une mise en scène qui ne fait qu'attacher le joueur à son fauteuil, et ce ne sont pas les scènes de la perceuse et du combat final qui démontreront le contraire.

The Darkness est un titre original qui contient de nombreuses qualités. Le jeu possède un scénario et une ambiance qui passionneront le joueur tout au long de son aventure. Le titre de Starbreeze reste fidèle au comic, tout en n'étant pas un « copier/coller » de ce dernier. The Darkness est jeu dont les scènes d'action sont intensives et palpitantes, de quoi renforcer l'immersion. Mais le jeu ne possède pas que des bons points. En effet, comme expliqué plus haut, le level design et la difficulté sont inégaux selon les passages. De plus, les déplacements de Jackie sont assez lents pour, à de rares occasions, casser le rythme effréné du jeu, et c'est bien dommage... Mais c'est surtout la promesse bafouée de Starbreeze qui reste en travers de la gorge… En effet, lors d'une interview, l'équipe nous avait promis un FPS non linéaire. Or, The Darkness devient linéaire dans la mesure où, à cause du manque d'informations et d'une carte ne servant au final à rien, on se perd à travers les niveaux (pourtant pas très grands), à la recherche d'un objectif ou d'une solution pour les terminer. En clair, on tourne parfois en rond…

Enfin, on peut considérer le multijoueur comme la déception du jeu. Celui-ci est très classique, et ne donnera pas envie de s'y attarder. Le seul point positif de ce multi est de pouvoir incarner un Darkling, mais il ne fera pas réellement le poids face aux humains. Dans les modes de jeu, on retrouve les immortels deathmatch (en solo ou en équipe), la capture de drapeau et le mode survivant. Rien de bien nouveau en somme.

Conclusion

The Darkness est un jeu assez original, qui se démarque de la tonne de FPS déjà existant. Le jeu profite d'un scénario prenant et d'une ambiance léchée qui scotchera le joueur pendant une quinzaine d'heure. Avec une action intense et un côté cinématographique très poussé, le titre de Starbreeze créé la surprise. Malheureusement,le jeu souffre de la faible vitesse de déplacement de son héros, d'une difficulté inégale suivant les niveaux et d'un multijoueur banal.

4
15
Graphismes
C’est beau, propre et détaillé. The Darkness nous fait entrer sur next-gen de belle façon, sans en mettre plein les yeux.
14
Technique
L’I.A n’est pas extraordinaire, les ennemis ne sont pas vraiment intelligents. Les animations sont fluides, mais les expressions des visages lors des dialogues laissent parfois à désirer.
16
Jouabilité
The Darkness est vraiment simple à prendre en mains. Les pouvoirs et les Darklings sont eux aussi simples à maîtriser. Cependant, les déplacements sont mous, et il n’est pas possible de piquer un sprint.
16
Ambiance sonore
La musique est très bonne, tout en collant bien avec l’univers du jeu. Les dialogues sont très « Tarantinesques », et non dénués d’humour.
17
Scénario
Deux scénarios qui ne font qu’un. C’est, avec l’ambiance, le point fort du jeu. L’histoire de Jackie est prenante et passionnante. De quoi ne plus décrocher du pad jusqu’à la fin.
10
Réseau
Le multijoueur n’apporte rien de nouveau, et les modes sont ceux que l’ont retrouve dans tous les jeux proposant un mode online. Seule la possibilité d’incarner un Darkling est sympathique, mais cela ne sauve pas cette partie du jeu, plutôt banale.
14
Durée de vie
Une quinzaine d’heures palpitantes vous attendent, de quoi passer un bon petit week end sur un bon jeu. Ensuite, libre à vous de recommencer le jeu pour déverrouiller tous les bonus.
16
Note Globale
The Darkness est un jeu original doté d’une ambiance réellement sympathique et d’une bonne réalisation. Le tout est soutenu par un scénario prenant et un gameplay tout aussi efficace que simple. Malheureusement, le Multijoueur n’est pas à la hauteur, et quelques petits défauts empêchent ce jeu d’être exceptionnel.
Les + du Jeu

. Les pouvoirs et les Darklings
. Le scénario
. Les informations révélées sur le personnage
. Scènes d’action intensives

Les - du Jeu

. Le Multijoueur
. La vitesse de déplacement du héros
. La sensation de tourner en rond à certains endroits, due au manque d’informations sur les objectifs à accomplir

Afin de vous proposer des tests objectifs, sachez que tous nos tests sont lus et ajustés si besoin par plusieurs testeurs, avant d'être publiés.

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