Accueil P3L > Tests PS3 > Splinter Cell : Double Agent > Test

Test Splinter Cell : Double Agent (SCell 4)

Test publié le Vendredi 15 Juin 2007 à 14h30 par nepsa

Sam Fisher... It's a bit strong !

Un des mes amis a développé une théorie intéressante sur l'apparition massive de héros depuis les incidents du 11 septembre aux Etats-Unis. Il étaye cette dernière par l'argument de la pullulation de séries TV policières mettant en scène des « supers humains ». En effet, les protagonistes de ces séries sont de prime abord des êtres comme vous et moi. Si les traits de leur personnalité ainsi que les problèmes de la vie quotidienne sont mis en avant pour les rendre plus proches de vous et moi par le procédé d'identification, ils n'en restent pas moins de véritables supers humains increvables, doués des plus belles qualités que le God of America aie pu leur attribuer : courage, patriotisme, etc... C'est ainsi que les Jack Bauer, Sydney Bristow,… j'en passe et des meilleurs, squattent notre tube cathodique (ou écran HD pour certains ) depuis maintenant plusieurs années. S'il est vrai que les américains sont effrayés depuis l'attaque de leur terre mère, la véracité de la théorie de mon ami reste néanmoins à vérifier. Rien ne prouve le lien de cause à effet entre ces deux phénomènes, et pour être franc, je n'ai depuis notre discussion jamais poussée la réflexion plus loin... Il n'en reste pas moins que les super flics n'ont jamais eu autant de succès depuis la brigade roulante à moto en l'incarnation de Chips... Aussi, partant de ce constat, pas étonnant que la série des Splinter Cell en soit déjà à son quatrième épisode. Bien sur, résumer le succès de Splinter Cell au fait qu'il s'ancre dans une bonne conjoncture serait omettre que la série possède nombre de qualités qui ont élevé cette dernière au rang des must du genre infiltration.

Sam Fisher nous réserve, dans ce dernier opus, un théâtral come-back avec pour thème principal un concept rendu populaire notamment par la série Alias : Le double agent. Pour ceux qui ne sont pas coutumiers du genre, le principe du double agent est le suivant : il s'agit très simplement pour un agent du gouvernement (ici la NSA) de s'infiltrer au sein d'une faction ennemie (le JBA dans notre cas). Une fois intégré à la cellule terroriste, il faudra gagner la confiance des grands pontes de l'organisation, afin de jouir d'une plus grande liberté d'action au sein de cette dernière. Cette démarche ne doit cependant pas vous faire perdre votre objectif principal de vue : procurer un maximum d'informations au gouvernement. Si l'intérêt d'un tel système ne vous saute pas aux yeux, voilà en quoi il est très prenant. Afin de gagner la confiance des dirigeants de l'agence terroriste, vous serez parfois contraint d'accomplir des actions peu en accord avec la déontologie prévue par le code du parfait agent fédéral. Il s'agira donc pour notre agent de trouver le juste milieu entre ce que lui dicte sa conscience, ce qui est bien, et ce qui peut être fait pour le bien de sa mission.

La balance entre le bien et le mal est donc sans cesse présente dans un environnement qui vous ne laisse que très peu de temps pour décider vers quel côté pencher. La rencontre avec des personnages attachants au sein de l'organisation terroriste ne facilitera en rien cette tâche, et vous serez contraint de faire de nombreux choix douloureux. Enfin, vous serez sans cesse confronté, lors de vos missions pour les terroristes, au choix d'éliminer ou non des soldats mais aussi des civils. Un jeu qui, par ce biais, contient une grande part de réalisme et pose donc la question de la liberté d'action dans les jeux vidéo ainsi que la moralité de certains choix pris dans le feu de l'action. Cependant, ne vous prenez pas trop la tête non plus, il s'agit avant tout de prendre plaisir à jouer, et pour ma part dans ce test, de vous vous indiquer les forces et faiblesses du jeu.

3.8

Afin de vous proposer des tests objectifs, sachez que tous nos tests sont lus et ajustés si besoin par plusieurs testeurs, avant d'être publiés.

Bookmark and Share  

Fiche consultée 160 fois ce mois-ci, et 9348 fois depuis sa création