Test The Saboteur (Saboteur)
Test publié le Lundi 28 Decembre 2009 à 23h37 par Le_Moine
- Page 1 : Sean n'est pas à une connerie près
- Page 2 : Eins Zwei Polizei
- Page 3 : Ouais Tommy... Avant que les Allemands arrivent
Après Destroy All Humans et Mercenaries, Pandemic Studios lance une nouvelle licence dans le genre « bac à sable » ou GTA-Like si vous préférez. Cette fois-ci pas de cerveaux à collectionner ni de travail au noir pour différentes factions militaires. The Saboteur propose d'aider la Résistance française lors de l'occupation nazie durant la Seconde Guerre mondiale. Une idée originale qui change des FPS estampillés WWII. Reste à savoir si le soft disposent des qualités suffisantes pour marquer de son empreinte le monde des jeux vidéo en bac à sable.
Sean n'est pas à une connerie près
Dans The Saboteur on incarne un Irlandais répondant au nom de Sean Devlin. Cet amoureux des femmes et des voitures est en Europe pour participer à l'une des plus grandes courses automobiles du continent. Cette épreuve se déroule à Sarrebourg et le IIIe Reich compte bien y montrer toute sa force grâce à un certain Dierker, pilote redouté de tous et tout aussi admiré dans son pays. Sean et sa fine équipe ont bel et bien l'intention de montrer à ce Dierker ce que cela fait d'être deuxième. À cette fin, notre héros et ses compères travaillent sur une automobile super puissante nommée l'Aurora qui, malgré ses qualités, n'empêche pas la défaite de notre Irlandais suite à la tricherie de l'allemand. Ce dernier est bien décidé à ne pas en rester là et souhaite se venger en bousillant la voiture de Dierker garée dans sa propre demeure. Manque de chance Sean et l'un de ses camarades sont arrêtés et accusés d'espionnage. L'ami est tué alors que notre héros arrive à s'échapper. Guidé par son envie de vengeance, il sera amené à aider la Résistance pour parvenir à ses fins. C'est sur ce postulat scénaristique que démarre l'aventure pleine de péripéties de l'irlandais qui le mènera à traquer tout nazi se présentant sur son chemin. Comme le dit si bien le slogan du film Dead Snow : « Un bon nazi est un nazi mort » ! Voilà une phrase qu'EA et Pandemic auraient pu utiliser pour leur campagne publicitaire.A la manière d'un GTA, The Saboteur propose une aventure qui se découpe en 3 parties : la trame principale (environ 15h de jeu), les missions secondaires (environ 4-5h de jeu) ainsi que des objets à trouver et à détruire. Ces objets sont plus de 1300 répartis sur toute la carte et il vous faudra une dizaine d'heures de jeu et du courage pour en venir à bout. Du courage car il est certain que ce n'est pas ultra jouissif mais surtout car il ne faut pas imaginer que les objets à détruire ne sont pas gardés. Ainsi vous serez amenés, par exemple, à prendre d'assaut un château pour pouvoir détruire deux malheureux spots et tuer un général. Cela est en fait le moyen d'offrir de bons gunfights péchus, du challenge et une durée de vie conséquente !
Avant de s'attaquer aux graphismes arrêtons-nous sur ce qui a fait polémique avant la sortie du jeu : la censure de certaines versions dont la mouture française. Dans cette version « censored » les croix gammées sont remplacées par des croix de fer. Si la swastika fait peur alors que, dans certains pays elle est le symbole de l'éternité, il faut noter que ce n'est pas la première fois qu'une œuvre (cinématographique, télévisuelle, ou artistique) est censurée. Si certains films présentent une swastika nazie à l'envers, ou sans l'angle de 45°, EA a décidé de carrément la supprimer. Pourquoi ? Seuls les grands pontes de l'éditeur le savent. Cela est bien dommage et enlève encore plus de réalité historique au jeu qui accumule déjà les erreurs à ce niveau-là et confirme donc son statut de titre prenant place dans le contexte de l'occupation et non de jeu à caractère historique comme peut l'être un Medal of Honor. Au final cette censure n'a rien de scandaleuse, elle est juste décevante. On ne peut qu'attendre une explication d'Electronics Arts ou un patch pour que le monde entier ait la même version de The Saboteur. D'autant plus qu'on sent, visuellement parlant, que le « montage » a été fait assez rapidement et on a vraiment l'impression qu'EA a tout simplement appliqué la célèbre phrase de Tartuffe "Cachez moi ce sein, que je ne saurai voir" pour les swastikas dans son jeu.
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