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Test Pro Evolution Soccer 2009 (PES 2009)

Test publié le Vendredi 07 Novembre 2008 à 00h21 par malcolm89

Suite à la déception du dernier opus, PES 2009 est attendu au tournant par les fans de la célèbre simulation de foot signée Konami. L'éditeur, sous la menace oppressante de FIFA, a-t-il réussi à redresser la barre ?

La réalisation technique : évolution ou déception ?

Après plus d'un an de commentaires incendiaires à tout va, l'épisode 2009 de la saga Pro Evolution Soccer débarque sur PS3. Dès l'insertion du jeu dans la console, on remarque le changement d'orientation voulu par l'éditeur pour son nouvel opus. En effet, nous avons le droit à une vidéo d'intro plus travaillée que son aîné, à forte connotation manga, le tout se terminant par la nouvelle devise du jeu "PES United". L'éditeur nippon veut ainsi prouver qu'il a été à l'écoute de ses fans depuis la sortie de l'épisode 2008. Cela commence par une refonte totale des menus principaux, qui sont désormais tous visibles au premier coup d'œil sur un sobre rectangle blanc. De ce fait, on remarque tout de suite les principales nouveautés de cet opus : le mode Champions League, et le mode Become a Legend. Mais nous reviendrons sur ces nouveaux modes de jeu plus tard.

Regardons d'abord l'aspect technique du soft, le « côté qui fâche » pour un jeu sortant en 2008 sur console Next-Gen… En effet, le moteur graphique n'a subi qu'une légère refonte, qui rehausse par exemple les textures dans une certaine mesure. Le point fort du titre à ce niveau est sans aucun doute la modélisation du visage des joueurs, qui contrairement à son concurrent, offre un travail soigné pour les joueurs vedette bien entendu, mais aussi pour les joueurs moins connus. Les tenues ont une apparence plus réaliste que l'année dernière.

Le jeu en lui-même ne souffre plus d'aucune saccade sur la console de Sony, mais nous avons toujours l'impression de contrôler des robots. Cela s'explique par le fait que le moteur physique du jeu n'a pas été retouché cette année, et l'on se retrouve ainsi avec des animations de joueurs dignes de l'ère PS2. Il en va de même pour le système de collision, qu'il serait temps d'améliorer en tirant profit des capacités de la PS3.

Du côté de la réalisation sonore, le jeu est encore en dessous de la concurrence, le duo de commentateurs donne toujours l'impression d'être en train de réciter un texte sans aucune conviction, ce qui entache quelque peu l'ambiance et le réalisme des rencontres. A cela viennent s'ajouter des bruitages très moyens comme le son émis lors de chaque contact avec le ballon. Les supporters pour leur part ne réagissent pas en temps réel avec vos actions, le seul rayon de soleil dans ce triste constat est l'option permettant d'inclure nos propres MP3 dans le jeu, et donc d'importer nos propres chants de supporter afin de créer notre propre ambiance.

L'édition taille patron !

Cet opus 2009 fait la part belle au célèbre mode édition de la licence Pro evolution Soccer, puisque cette année marque le retour de l'éditeur graphique vous permettant de créer manuellement tous vos logos, pixel par pixel… afin de combler l'éternel problème de licence dont souffre la série de Konami. Le nombre de blocs destinés à l'importation de vos JPEG via la Playstation Eye a été revu à la hausse par rapport à l'année précédente.

Vous pouvez toujours créer vos joueurs de A à Z via les nombreuses combinaisons offertes pour les configurations des cheveux ou des visages de vos avatars personnels. Le retour de ce mode devrait au final combler les fans les plus assidus de la licence qui pouvaient passer des heures à retravailler les visages erronés ou les licences absentes.

Un gameplay nostalgique ?

Cet épisode tend a revenir vers les bases qui ont été posées jadis par la référence qu'était PES 5. L'éditeur a donc décidé de délaisser le côté arcade tant critiqué de PES 2008 pour tenter de transposer le gameplay PS2 sur les consoles Next-Gen. On se retrouve au final devant un jeu plus lent que son prédécesseur, mais qui a gardé quelques traces de l'épisode tant décrié par les fans.

L'IA a tout de même été revue à la hausse, les défenses sont beaucoup moins passives qu'autrefois et les gardiens, bien qu'ils relâchent énormément de ballons, sont plus prompts aux arrêts réflexes ainsi qu'à la prise de décision pour aller au-devant de l'attaquant lorsque celui-ci pousse un peu trop loin son ballon. La vitesse de l'attaque défense a subi un petit dosage, cela se ressent lorsque nous tentons de partir en chevauchée solitaire le long de la ligne de touche. Cette fois-ci, il n'est pas rare de voir un défenseur rattraper son retard et venir vous déranger lors de votre échappée sauvage. A l'image d'un PES 5, il vous faudra donc quand même construire un minimum votre jeu afin d'entamer votre marche en avant sur le but de votre adversaire.

De même, on note que l'inertie donnée au ballon a été retravaillé ainsi que son poids, ce qui donne logiquement une réelle lourdeur à chacune des frappes que vous décocherez, et explique en partie le fait que votre gardien ait une fâcheuse tendance à dévier le ballon plutôt qu'à l'arrêter une bonne fois pour toutes. Mais on retrouve le point fort d'un PES dans cette version, le temps de réponse immédiat du joueur à l'action qu'on lui demande, une chose encore jamais égalée chez la concurrence.

Konami, pour rendre son jeu accessible, a décidé cette année de réattribuer les joysticks analogiques aux commandes de la passe manuelle et ainsi de déplacer les gestes techniques sur la croix directionnelle. Cela a pour effet de dérouter les fidèles de la série qui se retrouveront à sortir des roulettes ou autres gestes techniques facilement, alors qu'ils ne l'ont pas demandé. Mais la principale innovation de cette année, reste la possibilité de contrôler un seul joueur de votre équipe ou de laisser le contrôle de celui-ci à la console et d'en reprendre le contrôle à tout moment. Comme expliqué lors de notre Preview, ce système permet d'offrir de multiples combinaisons de jeu et favorise les unes-deux endiablés.

Mais pour qu'un match se déroule dans les règles de l'art, il faut pour encadrer le tout un arbitrage digne de ce nom. Comme à l'accoutumée dans PES depuis quelques années, ceux-ci sont bel et bien présents sur le terrain. Ils laissent plus facilement l'avantage à l'équipe en possession de la balle que chez FIFA, sont intraitables sur la moindre faute de jeu, et dégainent facilement la biscotte. Eux aussi ont profité du léger lifting graphique, et possèdent un vrai kit d'arbitrage aux couleurs de l'équipementier Adidas.

Autre point fort du jeu qui peut avoir un lien direct avec l'arbitrage, les coups de pied arrêtés. Ceux-ci sont toujours faciles à doser et offrent la possibilité d'être tirés en plusieurs étapes. Si vous vous rendez compte que vous n'avez pas assez rempli votre jauge, il vous sera alors possible de re-doser le tir à volonté pour donner l'effet ou la force souhaités. Cette année encore, on retrouve la possibilité de jouer les coups francs rapides dès que le joueur se relève, chose que seule la simulation de Konami offre a l'heure actuelle, ce qui a pour effet de rendre l'action plus rapide et plus vivante, et de vous forcer ainsi à repositionner vos défenseurs sans trainer.

3.8

Afin de vous proposer des tests objectifs, sachez que tous nos tests sont lus et ajustés si besoin par plusieurs testeurs, avant d'être publiés.

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