Test Metal Gear Solid 4 : Guns of the Patriots (MGS4)Version testée : Européene Test publié le 25 Juin 2008 par Kolia
. « Freeze ! »Comme évoqué précédemment, malgré son grand âge et sa santé de plus en plus fragile, Solid Snake n'a jamais été aussi agile et contrôlable que lors de cette toute dernière mission. En effet, la jouablité de notre héros, autrefois si rigide, a énormément gagné en souplesse grâce à de nombreux petits changements effectués par Kojima Productions. On y gagne en praticité et en instinctivité. Pour commencer, sachez que la configuration des touches a été revue et corrigée. Déstabilisant au début, ce choix se justifie totalement par la suite, lorsque l'on découvre que de nouveaux mouvements/possibilités ont étés ajoutés au gameplay. Au final, les nouvelles touches se révèlent être plus ergonomiques qu'avant, à bien des niveaux. Pour faire suite au système de camouflage inauguré dans le troisième épisode, « l'octo-cam » fait son entrée dans l'équipement de notre héros. Qu'est-ce que « l'Octocam » ? L'Octocam est une combinaison furtive portée par Solid Snake, qui a la capacité d'imiter toutes les surfaces qu'elle touche. L'Octocam présente donc un avantage de taille : elle peut dissimuler Snake des champs de vision ennemis, et en particulier des dangereux Metal Gear Gekko, (toujours sensibles à la chaleur corporelle). Désormais, plus besoin de trifouiller dans les menus pour trouver le camouflage qui correspond le mieux au terrain : le changement de motif s'effectue en temps réel, en plein jeu. Il vous suffit de vous plaquer quelques secondes contre un mur ou sur un sol, pour que l'Octocam reconnaisse la surface et l'imite. Son utilisation se fait donc de manière très simple et pratique. Comme dans MGS 3: Snake Eater, un indicateur situé en haut à droite de l'écran vous indique le pourcentage d'efficacité du camouflage. Plus ce chiffre approche des 100%, plus vous êtes invisible aux yeux des autres. Malheureusement, si esthétiquement, les effets de « l'Octocam » se montrent très élégants, on ne peut pas forcément dire que cette technologie soit indispensable dans le jeu lui-même. Tout dépendra de votre façon de jouer, du mode de difficulté dans lequel vous évoluerez et des challenges que vous vous fixerez. Sa relative utilité met en fait en lumière l'un des plus gros défaut du jeu, l'intelligence artificielle des ennemis. Si cette technologie n'est pas si incontournable, c'est aussi parce que vos assaillants ne sont pas très futés, et ce, à de nombreux niveaux. . « Stupid machine ! »En effet, si Solid Snake possède désormais des dizaines de gadgets supplémentaires, une agilité accrue et un système de combat rapproché digne des meilleurs enchaînements de Chuck Norris, on ne peut pas dire que ses ennemis jouent à armes égales contre notre héros. Loin de là. L'intelligence artificielle est clairement l'un des points noir de cet ultime volet, et une déception certaine après les belles promesses. Les soldats et leur IA sont particulièrement fades : leurs réactions se résument encore à une répétition d'automatismes crées pour les besoins de Metal Gear Solid 2, sans aucune véritable nouveauté. Si à l'époque, l'interaction entre le joueur et les soldats ennemis impressionnait, ce n'est plus le cas aujourd'hui sur console nouvelle génération. Sept ans ce sont écoulés, et de l'eau a coulé sous les ponts. Le joueur a désormais accès à une vraie camera qui lui permet de voir un peu partout, et est dotée d'un véritable arsenal à faire pâlir de jalousie James Bond et John Rambo réunis. Cette différence d'évolution crée un rapport de force inégal entre le joueur et le jeu, qui peut gâcher d'une certaine manière quelques phases de gameplay. Parfois, le joueur se sent trop fort comparé aux gardes, qui sont quand à eux, particulièrement prévisibles et peu futés. Ainsi, lors d'une situation choisie, un ennemi réagira toujours de la même façon, continuellement. On aurait aimé plus de souplesse et d'événements aléatoires. De même que leurs stratégies, qui se limitent à « je me couvre et/ou je tire », ou au « Je tire dans le tas ». Bien sûr, on pourra toujours augmenter le niveau de difficulté, mais cette option ne changera pas les réactions parfois totalement incongrues de nos assaillants. En réalité, un mode de difficulté offre plus de challenge, mais ne modifie aucunement la façon dont réagissent et réfléchissent les ennemis. Ces derniers font simplement les mêmes actions, de manière plus réactive et avec un champ d'action accru. Dommage. Et surtout un brin paradoxal, lorsque que l'on sait que le scénario de la série place bien souvent des intelligences artificielles sur-développées en tête d'affiche. Heureusement, les nouveaux ennemis relèvent en partie le niveau. Les Soldats Haven de la garde privée de Liquid Ocelot ont étés conçus comme de nouvelles unités à part entière et, s'ils héritent de comportements parfois étonnants, ces derniers sont bien plus intelligents et redoutables que les gardes classiques. Ils peuvent notamment se coller aux murs et aux parois, et vous donneront plus de fil à retordre. Il serait maladroit d'oublier les Metal Gear Gekko, les ennemis « star » de ce quatrième épisode, que vous retrouverez tout au long du jeu. Ces derniers sont vifs et puissant, ce sont des robots que l'on ne doit pas sous estimer. Leur IA reste très correcte pour des robots, mais l'on aurait espéré plus de scènes de traque avec eux à nos trousses. Ce ne sont que des machines après tout. . « Can you shoot me, rookie ? »L'arsenal de Solid Snake, qui tient une grande place dans cet épisode, ne s'arrête pas à l'Octocam. Comme dans le troisième opus, le radar Soliton de Metal Gear Solid et Metal Gear Solid 2 ne vous est plus disponible à la consultation. Seul le Solid Eye, nouveau gadget de haute technologie crée par Otacon vous permettra de repérer une activité ennemie hors de votre champs de vision. Ce dernier fonctionne à l'instar d'un sonar et donne des infos parfois approximatives sur les forces en présence. Il faudra donc avant tout compter sur vos yeux et vos oreilles afin de distinguer clairement l'ennemi. Le Solid Eye fait également office de jumelles et vous permettra de scruter les champs de bataille plus en détails en restant en zone sure. Enfin, ce gadget est aussi doté d'un mode « vision nocturne » qui vous sera bien utile durant le jeu. A noter que cette technologie consomme des batteries qu'il vous faudra trouver. Utilisez-le donc avec parcimonie. Au chapitre des petites déceptions, on regrettera la présence anecdotique du codec (système de communication à distance utilisé par Solid Snake pour contacter ses alliés). Élément clé des précédents épisodes, le codec de Metal Gear Solid 4 se montre bien moins amusant que par le passé et propose moins de secrets et d'interactions avec le joueur. On ne peut désormais appeler que deux personnes durant toute l'aventure, contrairement à une demi douzaine habituellement. Bien sur, comme dans les autres épisodes, d'autres personnages prendrons un malin plaisir à vous contacter de manière anonyme. Nous vous laissons découvrir qui. Si le codec de Metal Gear Solid 4 est désormais moins présent, il est également moins étouffant pour le joueur, qui n'a plus à répondre à un appel obligatoire tous les trois pas, comme dans Sons of Liberty. Les phases de dialogues codec sont également moins longs et plus intéressants. Pour les allergiques des grands phrasés, il vous est toujours donné la possibilité de passer ces séquences. Sachez seulement que vous risquerez de passer à coté d'une bonne partie des subtilités du scénario, déjà fort complexe, ainsi que quelques clins d'oeils humoristiques biens sentis. Un nouveau système d'armement rentre en jeu. MGS4 contient plus de 70 armes à collectionner. Cela va d'un magazine playboy, à poser par terre pour attirer les gardes, à la grosse mitrailleuse lourde, en passant par le sniper silencieux et le fusil tranquillisant. L'arsenal de Snake est impressionnant, si bien qu'il sera difficile de faire un choix lors des premières heures de jeux. Il comporte aussi bien des armes classiques, que des armes complètements loufoques ou référentielles. Après votre rencontre avec Drebin, le trafiquant d'armes, vous aurez la possibilité de lui acheter des nouvelles armes et munitions en échange de points Drebin. Les points Drebin sont des crédits que vous accumulerez en accomplissant des choses bien précises, mais la meilleure façon d'en obtenir est de récupérer l'arme d'un ennemi. Certaines armes offrent également la possibilité d'être customisées, pour être plus performantes. Ainsi, on peut rajouter à un fusil automatique un silencieux , une visée laser, une lampe afin de vous créer l'arme ultime. Le problème, c'est que certaines armes sont tellement complètes que des dizaines d'entre elles vous paraîtront un brin inutiles. En effet, on aura tendance à utiliser un cercle restreint d'armes au final. Page suivante > < Page précédente |
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