Test Genji : Days of the Blade
Egalement connu sous le nom de : Genji Kamui Sôran, Genji 2
Version testée : Japonaise
Test rédigé le 11 Avril 2007 par nepsa
Fiche consultée 62 fois ce mois-ci, et 1145 fois depuis sa création
Intro et synopsis :Savant mélange entre histoire féodale japonaise et pure fiction, beat'them all nerveux et très bourrin, et enfin sens de l'esthétique accru, voilà au premier abord les principaux traits définissant le jeu du studio Game Republic, dirigé par le créateur d'Onimusha. Vous constaterez, dès la scène d'introduction des personnages qui mène au menu principal du jeu que, Game Republic privilégie le style, soigne une ambiance perceptible dès les premiers instants, et qui est présente tout au long du jeu, tant dans la trame scénaristique que dans l'aspect purement visuel. C'est en effet sur fond de musique japonaise (attention pas de la Jpop, mais plutôt des musiques traditionnelles de type Kabuki ou Nô) berçant une séquence au style graphique épuré tout aussi japonisant que se déclinent les quatre personnages du jeu. En ce qui concerne les différents modes de jeu, pas grand chose à se mettre sous la dent malheureusement, comprenez les grands classiques du genre : Nouvelle partie, Continuer (une fois que vous aurez entamé une partie cela va de soit), Options. D'ailleurs, détail appréciable, dans le menu Audio des options, vous pourrez sélectionner la langue des dialogues ainsi que les sous titrages parmi le japonais, le chinois et l'anglais (il y a donc fort à parier que le français fait parti de la version PAL). Ce sentiment de liberté dépassé, dirigeons nous vers le mode solo du jeu. Vous incarnez Yoshitsune no Minamoto, frère du seigneur et chef du clan des Minamoto : Yoritomo no Minamoto. Le jeu s'inscrivant comme la suite de l'épisode sur PS2, l'histoire se déroule logiquement quelques années après la bataille ayant confrontée votre clan à celui des Heishi. La paix restaurée, bien que fragile, permet au pays de panser ses nombreuses blessures. Vous retrouvez donc au début du jeu votre frère, au sein de son domaine. Vous n'aurez cependant le temps de souffler qu'un cours instant, les représentants des Heishi sont déjà aux portes du château prêts à en découdre et décidés à dérober une des armoiries de votre famille (un sabre) possédant des pouvoirs magiques. Parmi les Heishi, une jeune guerrière très habile dans le maniement du sabre, une vieille magicienne aux pouvoirs impressionnants, et bien sûr (bien que très improbable), l'armée de démons. Autant dire que les gardes du château sont vite dépassés. Vous débutez donc dans ce cadre, alors qu'une partie des bâtiments est déjà en flamme. Première claque visuelle, le jeu est magnifique (même si non configuré pour l'affichage de TV HD Ready, il faudra vous contenter du 720p maximum). Le personnage principal, brillant métissage de traditions (paré d'une armure de samouraï, d'un sabre court et d'un sabre long) et de fantaisie (possède une coupe de cheveux très peu répandue à la fois pour l'époque que pour aujourd'hui... quoi que la possibilité est beaucoup plus probable de croiser ce genre de coupe de cheveux de nos jours...) se dresse devant le feu superbement rendu, que se soit pour le flou crée par la chaleur de ses flammes que par les braises ardentes arrachées au poutres de bois par le souffle du vent. Après avoir testé les différentes possibilités offertes niveau gameplay, le verdict est clair : bien que le jeu soit un beat'them all (un jeu d'action où le principe se situe dans le découpage, ici à l'arme blanche, de centaines d'ennemis), ce dernier possède une panoplie complète permettant de varier les plaisirs morbides de chacun (point que nous décortiquerons plus loin dans ce test). Vous devrez donc arpenter les couloirs et les diverses cours du domaine Minamoto avant d'être bloqué devant une porte scellée par la magicienne du clan Heishi. A ce moment, le jeu vous permet d'incarner un second personnage, Saitô Musashibô Benkei, (que nous nommerons Benkei pour des raisons purement pratique), un sôhei, littéralement un « moine guerrier » déjà compagnon de Yoshitsune dans le premier épisode de la série (petite parenthèse historique concernant Benkei qui à réellement existé et combattu au côté des Minamoto notamment au cours de la bataille navale de Dan no ura). Benkei est un personnage au gameplay diamétralement opposé à Yoshitsune. En effet, ce dernier, en véritable force de la nature, doit mesurer le double de tous les personnages du jeu, possède des bras épais comme des cuisses et un cou de taureau... son créneau, la violence animale, la destruction massive mais est, en contrepartie, très lent. Benkei, qui se trouvait donc (comme par hasard) aux abords du château, décide de porter main forte à ses compagnons : les Miniamoto. Peu de temps après avoir fait vos premières armes avec ce personnage, vous êtes déjà devant la porte qui bloquait Yoshitsune. Ces portes sont déverrouillées à l'aide de pierres que vous récolterez généralement après avoir « nettoyé » une zone de toute âme démoniaque errante. Une fois les retrouvailles très japonaises (pas vraiment expressives, ni accolades, ni french kiss), vous pourrez donc incarner au choix un des deux personnages, vous n'aurez qu'à appuyer sur un des boutons de la croix directionnelle du SIXAXIS pour passer d'un héros à un autre. Chacun d'eux possède ses caractéristiques propres, ses coups personnels, sa capacité spéciale (un coup de pied capable de déplacer certains objets pour Benkei, un double saut pour Yoshitsune). Le début du jeu s'articule ainsi au gré des rencontres que vous effectuerez afin de constituer votre groupe de héros. Ainsi, rejoindrons, par ordre d'apparition chronologique, Gozen Shizuka, une jeune prêtresse, puis Buson ou tout du moins son enveloppe charnelle possédée par un être supérieur... mais conservons le suspens pour ceux qui apprécient de découvrir l'histoire par eux même. Page suivante > |
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