Test Beowulf
Version testée : Européene
Test rédigé le 25 Novembre 2007 par Kolia
Fiche consultée 74 fois ce mois-ci, et 2558 fois depuis sa création
. Un peu d'histoireTous les britanniques vous le dirons, Beowulf est l'une des plus vielles oeuvres littéraires connues de Grande-Bretagne. Il s'agit à la base d'un poème de 3000 lignes, narrant l'épopée d'un roi cupide nommé Beowulf, qui, pour fuir ses démons intérieurs, scrute les mers du nord à la recherche de quêtes à accomplir. Terrasser un monstre hideux et sa perfide génitrice, pourfendre un immense dragon, tels sont les exploits qu'il sera amené à réaliser pour graver la légende. Ce poème épique très célèbre à donné lieu à quelques adaptations cinématographiques, plus ou moins inspirés, comme le nanar Beowulf interprété par notre Christophe Lambert national, et qui transposait l'histoire originale dans un futur pourtant très en retard ! 2007, le réalisateur Robert Zemeckis réalise «La Légende de Beowulf», une nouvelle adaptation cinématographique du poème anglo-saxon, élaboré entièrement en images de synthèses via la technologie de « Motion Capture », désormais connue de tous. On y retrouve notamment quelques grands acteurs du cinéma hollywoodien tels que Ray Winstone, Anthony Hopkins, John Malkovich et Angelina Jolie qui se voient Affublés de leurs doubles numériques. Parallèlement à la production du long-métrage, est confié à Ubisoft le développement du jeu officiel du film. Afin d'assurer aux joueurs un jeu vidéo fidèle au film, le studio en charge du projet ont travaillé en étroite collaboration avec Paramount Picture et Shangri-La Entertainment. La légende de Beowulf: le jeu est donc l'adaptation vidéoludique du long métrage «La légende de Beowulf», lui même adapté du texte «Beowulf» datant du 8éme siècle. Vous suivez ? . Premiers pas , premières baffes…Beowulf est le personnage que l'on incarne, c'est un roi avide de conquête, arrogant et cupide, qui aime l'action, l'or, la chair et les joutes sanglantes. Quelqu'un de sympathique, en somme. Un anti-héros, qui n'est pas s'en rappeler le puissant Kratos, charismatique dieu de la saga «God of War» de Sony Computer. Mais les similitudes avec le titre de Sony Santa Monica ne s'arrêteront pas là. Beowulf est entouré de ses fidèles guerriers, qui le suivent tout au long de sa quête. Le jeu commence par une épreuve initiatique qui fait office de tutorial. Nous contrôlons Beowulf par l'intermédiaire d'une traditionnelle vue à la troisième personne. Le stick analogique gauche permet de déplacer le personnage tandis que le droit contrôle la camera. Beowulf peut courir, escaler les murs, faire des roulades. Bref, le gaillard est un athlète accompli qui n'a pas peur du danger. En fait, le danger, c'est plutôt lui qui le crée. Le domaine de prédilection du roi Beowulf, c'est la castagne. Notre Chuck Norris scandinave possède une palette de coups permettant d'arracher, de découper, de démembrer, de broyer, d'éradiquer, de massacrer, d'exterminer à peu prêt tout ce qui vit et qui, après votre passage, ne l'est plus. En effet, «La Légende de Beowulf: Le Jeu» est un titre extrêmement violent, à ne pas mettre entre toutes les mains. Si le soft est déconseillé au moins de 18 ans, c'est que les affrontements qui s'y déroulent font passer le film «La passion du Christ» pour un brunch entre amis. La touche rond permet en effet d'empoigner son adversaire, avec la délicatesse d'un déménageur ukrainien dans le but de lui infliger toutes sortes de sentences plus sadiques et cruelles les unes que les autres. Poilant, même si ce surplus de violence se montre rapidement plus racoleur que justifié. Au bout de quelques heures de jeu, la pauvreté des coups disponibles se fait ressentir, là ou un titre comme God of War amène sans cesse des nouveautés tout au long de l'aventure et encourage la progression par la soif de découverte que le système suscite. Ce n'est malheureusement pas le cas avec Beowulf. En plus de son état normal, Beowulf peut également passer en mode 'Berseck' qui lui confère une force et une rage décuplée. Vous pouvez notamment effectuer des actions spéciales, comme utiliser une poutre comme une arme. Rien que cela. Un mode qui n'est pas sans rappeler «la furie», dans le jeu King Kong de Michel Ancel. Paradoxalement, toutes ces intentions pour rendre le combat dynamique peinent à convaincre. Au final, le jeu est plus mou qu'une danse de salon effectué par Sim. Décevant. . L'étoffe d'un chefDans «La légende de Beowulf», le joueur est aussi amené à superviser un petit groupe d'environ dix hommes. Ces derniers accompagnent le roi Beowulf et obéissent aux ordres de leur suzerain, c'est-à-dire : vous. Malheureusement, si les intentions d'UbiSoft sont probablement bonnes, la gestion de votre petite armée, l'un des principaux arguments marketing du soft, se montre vite sous-exploité et décevant. Vos soldats sont vaillants, et leur motivation ne fait aucun doute. D'ailleurs, à chaque ordre donné, c'est l'hystérie dans les rangs ! Cela dit, on ne peut pas en dire autant concernant l'intelligence artificielle que les développeurs ont attribuée à ces pauvres guerriers du dimanche. En effet, bien souvent, vos hommes préfèrent faire du tourisme plutôt que de vous suivre. Tandis que vous serez attaqués par des barbares ou des monstres, ne comptez même pas sur eux pour vous prêter assistance tant ils sont faibles et fragiles au combat. Quant aux ordres à donner, ils sont terriblement basiques: défendre le roi, ouvrir une porte... et ne présentent aucune réelles surprises. Certaines actions spéciales, comme l'ouverture d'une grande porte, déclenchent un mini jeu sollicitant le joueur. Il vous faudra appuyer sur les bonnes touches au bon moment, sans briser le rythme que l'on vous impose. Sympa au début, plombant par la suite. C'est dommage. De plus, il faudra constamment faire attention à leur état de santé, pour ne pas enclencher prématurément la fin de la partie, et la frustration qui vient avec. On aurait amplement préféré de farouches guerriers sanguinaires à nos cotés plutôt que de vulgaires cueilleurs de champignons imbibés de cervoise, on passe finalement plus de temps à défendre nos hommes alors que c'est eux qui devraient nous aider. Un comble ! Page suivante > |
J'y joue
Alerte E-Mail Liste de souhaits Collection Aucune action
Etat : Disponible
Editeur : LucasArts
Editeur : Sierra
1
|